ANTONIN ARTAUD BY LE LIONCEAU

Année de création : 2009

 

Durée : 1h20

Nombre de pistes : 17

 

Format : OGG Vorbis / Stéréo

Nombre de CD : 1

 

Restauration audio : Oui

La grande histoire derrière le mix...

 

Pour en finir avec le jugement de Dieu. Studio de la radio française. 1947. Antonin Artaud n'aura eu de cesse, sa vie durant, de chercher la liberté. La liberté de l'esprit, d'abord. Puis de l'Esprit, puis de l'Esprit par rapport au corps et enfin la liberté du corps. Il n'aura eu de cesse de rechercher une forme informe, à construire, à modeler, à apprivoiser, à maîtriser, entièrement, dans l'éternité de l'incompréhensible, l'incommensurable dynamique que chaque être humain possède indéniablement mais qu'il est incapable d'atteindre, faute de pouvoir la découvrir et faute de vouloir la connaître, faute de pouvoir se lacher de lui-même, de son faux lui qu'il ne connait pas, ou que trop bien. Dans cette ultime (et première !) éjaculation radiophonique, on entend sa voix, son éternité, celle de son être mort en avance qu'il maîtrise à la perfection, comme une introduction à la séance du vieux colombier. Ce mix rend hommage à ce double que je portais en moi sans le savoir... 

Place à l'écoute...

 

Tracklisting

 

01 - Introduction : La petite fille de pleine lune...

02 - Le fleuve - Noir désir

03 - Le fleuve (remix intro to MC mix) - Noir désir

03 - Marc Chalosse - Pour en finir avec le jugement de Dieu

(titres mixés et enchainés par Le Lionceau)

04 - Rien qui ressemble à l'amour - Colette Magny (Artaud Mix by le lionceau)

05 - Marc Chalosse - Pour en finir avec le jugement de Dieu (version non mixée)

06 - Cri libératoire de la fin retournée non commencée...

 

Rien qui ressemble à l'amour 
comme l'appel de certains paysages vus en rêve, 
comme l'encerclement de certaines collines, 
d'une sorte d'argile matérielle 
dont la forme est comme moulée sur la pensée. 
Quand nous reverrons nous? 
Quand le goût terreux de tes lèvres 
viendra-t-il à nouveau frôler l'anxiété de mon esprit? 
La terre est comme un tourbillon de lèvres mortelles. 
La vie creuse devant nous 
le gouffre de toutes les caresses qui ont manquées. 
Toutes nos sensations seront -elles à jamais intellectuelles, 
et nos rêves 
n'arriveront-ils pas a prendre feu 
sur une âme 
dont l'émotion nous aidera à mourir. 
Qu'est-ce que cette mort 
où nous sommes tous à jamais seuls, 
où l'amour ne nous montre pas le chemin ?

 

Extrait de L'Ombilic des limbes - Antonin Artaud

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